Créé en 1971, l'IN2P3 est un Institut du CNRS qui a pour mission de promouvoir et de fédérer les activités de recherche centrées sur la physique nucléaire, la physique des particules et des astroparticules.
Ces recherches ont pour but d'explorer la physique des particules élémentaires, leurs interactions fondamentales ainsi que leurs assemblages en noyaux atomiques, d'étudier les propriétés de ces noyaux et d'explorer les connexions entre l'infiniment petit et l'infiniment grand. L'IN2P3 est en outre activement impliqué dans le développement d'accélérateurs.
Au début des années 90s, une initiative portée par le centre de calcul de l'IN2P3 propose l'adoption de la TelePresence™ non seulement pour réduire les coûts des missions scientifiques mais surtout pour impliquer les physiciens français dans des expériences internationales sur des sites étrangers.
« Il était impératif que nos chercheurs collaborent sur les projets de recherche des particules au risque de perdre leur place dans ces expériences internationales et cependant il était impensable d'envisager des déplacements hebdomadaires. La seule solution était donc de faciliter la collaboration à distance », confirme Daniel Charnay, ingénieur de recherche à l'IN2P3 et directeur-adjoint du Centre pour la Communication Scientifique Directe.
Depuis environ cinquante ans, la physique des particules a évolué vers une coopération internationale. Les laboratoires des instituts développent des détecteurs et des accélérateurs pour permettre de confirmer la recherche fondamentale, mais la physique des particules nécessite des instruments si puissants que seule une coopération internationale permet de les réaliser. Vers la fin du XXI siècle, les expériences scientifiques se déroulant souvent hors d'Europe, des physiciens de nombreux pays ont ainsi appris à travailler ensemble sur des projets internationaux.
La participation des instituts français était essentielle pour le bénéfice de la recherche, mais elle nécessitait des déplacements fréquents et il était physiquement impossible pour les chercheurs de participer à chacune de ces réunions. En conséquence, l'IN2P3 conçoit l 'utilisation de la TelePresence pour permettre aux physiciens français de participer à ces expériences fondamentales.
Le projet démarre sur une petite échelle avec quelques stations, puis par la suite tous les sites de l'IN2P3 seront équipés de systèmes de visioconférence. Les fonctions 'pont' sur les terminaux sont dans un premier temps utilisées, mais la capacité maximale de 4 points limite le nombre de sites pouvant se connecter. Une nouvelle structure est mise en place en 1998 en partenariat avec le CNRS, mais le système qui n'offre pas d'automatisation présente des désavantages et une demande accrue de la part des utilisateurs amène l'IN2P3 à considérer une architecture plus flexible.