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Couper le cordon

Bien que la mine de Cortez soit souterraine, l’initiative s’y rapportant en matière de connectivité Wi-Fi repousse les limites de la réinvention numérique de Barrick

Située dans le nord du Nevada, la mine de Cortez est le fer de lance de la réinvention numérique de Barrick rendue possible grâce à la connectivité Wi-Fi. Ethan Hull, gestionnaire des technologies de l’information de Barrick en Amérique du Nord, sait que cette entreprise n’est pas une mince affaire et se réjouit de relever ce défi.

« Notre réseau souterrain se développe constamment en raison des nouvelles zones de travail qui ne cessent d’être créées; nous devons donc nous adapter », affirme M. Hull. « Nous nous sommes associés à Cisco pour uniformiser l’équipement et créer un réseau robuste, mais assez simple à installer, afin de ne pas avoir besoin de matériel spécialisé ni d’experts pour l’installation. »

Les avantages

La construction d’un réseau Wi-Fi souterrain permettra à l’entreprise d'augmenter considérablement la quantité de données qui peuvent être collectées et analysées à partir d'exploitations souterraines.

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Par exemple, les opérateurs pourront faire le suivi des données de géolocalisation de l’équipement ou du personnel en temps réel, du nombre de pelles à godet par camion de roulage et de l’endroit où se dirige le minerai, le tout par l’entremise du réseau Wi-Fi. Celui-ci renforcera également la sécurité en facilitant l’utilisation de la technologie autonome à distance. Les mineurs seront ainsi en mesure de faire fonctionner l’équipement en surface, au moyen d’une télécommande. Étant donné que les mineurs passeront beaucoup moins de temps sous terre et qu’ils seront moins exposés aux risques liés à l’exploitation minière, la sécurité sera améliorée. En outre, l’utilisation de ces technologies réduira les interruptions du cycle minier, car le personnel n’aura pas à revenir à la surface terrestre pendant les explosions. Le réseau Wi-Fi permettra également d’installer une technologie qui aidera les chefs de quart à déployer plus efficacement le personnel et l’équipement au début d’un quart de travail. Le changement des équipes et le début des quarts de travail seront donc plus rapides.

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« Actuellement, les foreurs doivent être sous terre pour marquer à la peinture l’emplacement des trous, puis élaborent le plan de forage », mentionne Theo Kandawasvika, directeur des travaux des services techniques de la mine de Cortez et membre de l’équipe de projet responsable du réseau Wi-Fi. « Grâce à la numérisation, il ne sera plus nécessaire de marquer à la peinture l’emplacement des trous, car la technologie de forage intelligente affiche automatiquement le plan de forage sur les tablettes des opérateurs, augmentant ainsi la productivité. En effet, le temps qui était accordé à la peinture est désormais utilisé plus efficacement pour le forage. »

Entretien en temps réel

En ce qui concerne l’entretien, l’objectif est de fournir des services à la demande en temps réel. Si une pièce d’équipement brise, il sera possible de communiquer avec un expert en la matière ou un fournisseur qui se trouve en surface, voire ailleurs que sur le site, au moyen d’une tablette compatible avec le réseau Wi-Fi. L’expert pourra voir l’équipement, aider à cerner le problème et fournir une solution. Au besoin, un technicien sous terre pourrait commander directement une pièce dans le système de base de données Oracle de la mine à partir de sa tablette. Le bon de travail sera traité automatiquement, ce qui réduit au minimum la durée de l’interruption de service. Bien que l’intégration complète des systèmes administratifs soit l’objectif à plus long terme, le vidéoclavardage en temps réel permet déjà aux opérateurs souterrains de communiquer avec les experts en la matière situés à Elko, au Nevada, c’est-à-dire à environ 160 km de la mine, et de recevoir leur aide. En fait, ces experts pourraient même se trouver n’importe où dans le monde.

«Le Wi-Fi est l’oxygène de notre entreprise, explique Gordon Chiu, vice-président des technologies de l’information de Barrick. Partout où des gens respirent dans la mine, nous voulons avoir le Wi-Fi. »

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Jusqu’à maintenant, la zone de couverture souterraine s’étend à 85 % du système de tunnel de 21,7 km de la mine. Il y a quatre ans, des efforts ont été déployés pour installer le réseau Wi-Fi dans la mine souterraine de Cortez afin de surveiller l’équipement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la mine a été choisie comme site phare de Barrick en matière de réinvention numérique : une partie de l’infrastructure nécessaire était déjà en place. Le projet en cours vise à installer des points d’accès Wi-Fi dans l’ensemble des tunnels souterrains et à élaborer des façons novatrices de transmettre rapidement les données sur la paroi rocheuse où les travaux de forage, de chargement et d’explosion sont exécutés.

Le défi

Pour activer le Wi-Fi sous terre, les techniciens en instrumentation et en communications ont raccordé des câbles réseau à 366 mètres sous la surface terrestre. Ces câbles sont reliés à l’un des six répartiteurs principaux, qui desservent différentes profondeurs sous terre. Ces répartiteurs collectent des données de différents appareils souterrains, comme les pompes et les stations de qualité de l’air. La connectivité Internet est établie grâce aux points d’accès, qui sont fabriqués par Cisco. Ces derniers transmettent des signaux Wi-Fi à environ 100 mètres de distance, comme une « chaîne en guirlande », affirme Rob Kufeld, superviseur de l’instrumentation et des communications sous terre de la mine de Cortez.

« Chaque fois que nous installons un point d’accès qui est plus loin des répartiteurs sans utiliser des câbles de fibre optique ou de catégorie 5e, nous réduisons de 50 pour cent le débit de données, déclare-t-il. Lorsque nous nous éloignons et atteignons le quatrième point d’accès, notre vitesse de transmission de données passe de 400 Mbit par seconde à 30 Mbit par seconde. »

Pour résoudre ce problème, nous avons utilisé des fils de cuivre afin d’augmenter le débit de transmission de données entre les points d’accès lorsque le réseau a été déployé. Toutefois, ces fils coûtent plus cher et sont plus difficiles à installer que les câbles de fibre optique ou de catégorie 5e, un type de câble Ethernet.

Un autre défi est de maintenir les débits de transmission de données avec l’équipement fonctionnant en périphérie du réseau. M. Kufeld, M. Hull et les membres de leur équipe ont lancé une solution combinée comprenant des câbles de fibre optique et des batteries pour régler le problème. Les câbles de fibre optique permettront de conserver les débits de transmission de données et alimenteront les points d’accès. Les batteries spécialisées, dont l’autonomie peut atteindre jusqu’à sept jours, alimenteront les points d’accès mobiles installés à même l’équipement. Celui-ci pourra donc transmettre des données directement à partir de la paroi rocheuse tout en conservant le débit des données.

«De façon réaliste, jusqu’à ce que nous ayons des données en temps réel, nous ne pouvons prendre de décisions précises et rapides quant au déplacement des employés ou de l’équipement vers les endroits nécessaires. Cette nouvelle technologie accélérera ces processus et augmentera l’efficacité de l’entreprise, indique M. Hull. C’est essentiellement le but du réseau Wi-Fi : permettre à l’entreprise d’analyser et d'orchestrer tous ces éléments immédiatement.»

Cet article est initialement paru dans Barrick Beyond Borders.

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