Une école secondaire s'efforce de garder ses étudiants par le biais de l'innovation et du travail ardu
Une collectivité aidante se regroupe pour donner à l'école les outils dont elle a besoin.
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| Mikael Papadimitriou |
| « Il adore le Programme CCNA et c'est probablement grâce à celui-ci qu'il est toujours à l'école. Il est passionné par la matière et il doit maintenir ses notes en français et en math pour continuer. » - Philippe Warnier, instructeur |
Il paraît qu'une collectivité est nécessaire pour élever un enfant. Dans un secteur défavorisé de Montréal, une école et quelques entreprises aimantes se sont regroupées pour offrir le Programme Cisco Networking Academy aux étudiants.
Calixa-Lavallée est une école secondaire située à Montréal et le revenu familial moyen annuel est inférieur à 30 000 $. L'école a un taux très élevé de décrocheurs. Même l'immeuble est vieux et certains le décrivent comme peu attrayant. Toutefois, l'école se bat pour garder ses étudiants et pour s'assurer qu'ils achèvent leurs études secondaires.
La direction de l'école a donc décidé de tirer avantage d'une initiative pour écoles défavorisées qui lui permettrait d'offrir le Programme Cisco Certified Network Associate (CCNA) à ses étudiants. Cisco a donné l'équipement de laboratoire, tandis que Panduit Canada Corporation et Fluke Networks Canada ont fourni des équipements nécessaires. L'Université McGill a offert gratuitement la formation à l'intention de l'instructeur.
Mikael Papadimitriou a choisi de suivre les traces de sa mère et de suivre ses cours à l'école Calixa-Lavallée, car il aime l'ambiance de l'école et se sent en sécurité. « Lorsque je discute avec les gens, ils disent que cette école comporte beaucoup de gangs de rue et de drogue, mais cette école est bien », affirme-t-il.
Mickael adore les cours du programme CCNA. Il indique que c'est très nouveau pour l'école; ils n'avaient pas de cours informatiques auparavant. « Nous ne savions rien au sujet des nombres binaires et hexadécimaux », affirme-t-il. Il est touché par le fait que les entreprises se sont regroupées pour permettre à ce cours de devenir une réalité. « Nous avons été très chanceux qu'elles nous choisissent, car nous sommes très pauvres et n'avons pas beaucoup. »
Philippe Warnier, instructeur du cours CCNA, constate l'impact que ce cours a eu sur ses étudiants. « Lors d'une rencontre parents-enseignant, un parent m'a indiqué que c'était la première fois que son fils lui parlait de ce qui se passait à l'école. » Il nous parle aussi d'un étudiant qui normalement ne réussissait pas très bien en mathématiques et en français. « Il adore le Programme CCNA et c'est probablement grâce à celui-ci qu'il est toujours à l'école. Il est passionné pour la matière et il doit maintenir ses notes en français et en math pour continuer. », dit-il.
M. Warnier discute avec les étudiants de Secondaire II avant d'effectuer le choix pour des participants au programme CCNA. Il leur indique qu'ils ne sont pas obligés d'obtenir un emploi en TI, mais que le cours les aidera pour l'avenir, dans leur vie de tous les jours.
Andy Gepp, directeur commercial de Panduit, indique : « Nous sommes très heureux d'aider à offrir des notions de technologie aux étudiants qui autrement n'auraient pas eu cette occasion ». Le nom de Panduit devient connu et en même temps, cela aide les étudiants.
Selon la compagnie Fluke, le secteur des technologies de l'information offre d'excellentes occasions pour la jeunesse dans l'avenir. David Green, directeur du marketing, affirme : « Il y a tellement d'écoles qui sont bien équipées, mais il y en a aussi beaucoup qui n'ont rien. Alors nous avons décidé que c'était une cause qui en valait la peine ».
Il y a un avenir très prometteur pour les étudiants qui possèdent la certification CCNA. Aujourd'hui, parce que ces entreprises ont eu du coeur au ventre, les étudiants de l'école Calixa-Lavallée auront la même chance que ceux des autres régions.

