Les partenariats affaires-enseignement ont la cotepar Anne Miller La technologie de l'information est le principal moteur de la croissance économique d'un pays et joue un rôle déterminant dans sa compétitivité à l'échelle internationale. La mise en place d'un bassin étendu de ressources compétentes en matière de technologie est essentielle à la vitalité du Canada à l'ère de l'information. Aujourd'hui cependant, l'industrie canadienne doit faire face à de nombreux défis. Selon le Conseil des ressources humaines du logiciel installé à Ottawa, plus de 20 000 postes de haute technologie sont vacants au Canada en 2000, en raison du manque de personnel spécialisé en informatique. Et selon un récent sondage de la maison COMPAS Inc., plus de 80 % des Canadiens croient qu'il y a un exode des cerveaux aux États-Unis, et expliquent le départ de citoyens talentueux par de meilleurs emplois en terre américaine et un fisc moins gourmand. Alors que les institutions canadiennes d'enseignement luttent pour fournir à l'économie du pays les compétences dont elle a besoin, certaines écoles ne sont même pas dotées du matériel de base nécessaire au branchement direct à Internet. Ces éléments conjugués semblent être les deux principaux goulots d'étranglement qui freinent le développement technologique du Canada et d'autres pays à travers le monde. Les partenariats affaires-enseignement sont donc parfaitement justifiés. Le Centre national sur les affaires et l'enseignement, une division du Conference Board du Canada, décrit la plupart des partenariats comme des relations de collaboration où les participants ont en commun certains buts et valeurs, et partagent des ressources humaines, matérielles et financières, ainsi que des rôles et responsabilités afin d'atteindre des objectifs précis en matière de formation. D'autres partenaires peuvent aussi se joindre aux différents projets : étudiants, employés, parents, collectivités, organisations syndicales et du secteur public. « Les partenariats entre les affaires et l'enseignement sont des relations bénéfiques pour les employeurs comme pour les enseignants et elles rehaussent les possibilités d'apprentissage des étudiants », indique une brochure du Conseil national sur les affaires et l'enseignement qui porte sur les principes de fonctionnement des partenariats affaires-enseignement. M. Brian McKinnon acquiesce. En tant que responsable principal des partenariats à la Commission scolaire Lakehead de Thunder Bay, en Ontario, son travail consiste à établir des alliances avec le monde des affaires et les organisations du secteur public pour préparer les étudiants au monde du travail. Au cours des dernières années, Lakehead a travaillé de concert avec l'industrie et le secteur public pour mettre sur pied un certain nombre de projets de partenariat uniques. Le Hospitality and Tourism Network, par exemple, est une collaboration entre la commission scolaire et huit hôtels importants de la région de Thunder Bay, qui vise à offrir aux étudiants de secondaire une formation pratique en matière d'accueil des touristes. Le conseil sur l'éducation Northern Nishnawbe combine les efforts de la commission scolaire et de la collectivité pour mettre des conseillers et des tuteurs supplémentaires à la disposition des étudiants de commissions scolaires éloignées qui ont déménagé à Thunder Bay pour poursuivre leurs études. « L'objectif d'un partenariat est d'être utile aux étudiants, bien qu'il soit clair que les deux parties peuvent - et doivent - tirer parti de l'association, a déclaré M. McKinnon, ancien directeur d'école secondaire à qui le poste créé l'an dernier a été confié. Par exemple, les partenariats de formation en informatique offrent aux étudiants l'expérience pratique dont ils ont besoin pour se préparer au monde du travail, tandis que les entreprises disposent du personnel qualifié dont elles ont besoin. » Cette année, 150 étudiants de six écoles secondaires publiques de la Commission scolaire Lakehead participeront à un autre important projet de partenariat affaires-enseignement. Le programme coopératif Cisco Networking Academy, d'une durée de quatre sessions, enseigne aux étudiants du secondaire comment réaliser la conception, l'élaboration et la maintenance de réseaux capables de desservir les organisations d'envergure nationale et internationale. Les étudiants acquièrent le bagage de connaissances nécessaire pour pouvoir œuvrer dans le domaine de la réseautique, et sont en bonne position pour obtenir sur-le-champ les postes vacants dans un marché prêt à les accueillir, ou pour poursuivre des études collégiales en sciences ou en ingénierie. Le programme Cisco Networking est un excellent exemple d'une collaboration mutuellement avantageuse entre le secteur privé et celui de l'éducation. Il ne s'agit pas d'un correctif à court terme, mais bien d'une relation continue et durable en raison des immenses avantages qu'elle représente. Pour Cisco et le secteur privé, le programme Cisco Networking Academy est une étape convaincante pour le développement, chez les travailleurs de la prochaine génération, de compétences technologiques qui font cruellement défaut actuellement. Pour les institutions d'enseignement, ce même programme représente un soutien technologique essentiel, ainsi que de précieuses ressources pour appuyer les fonds souvent limités. Et pour les étudiants, le programme Cisco Networking Academy est une préparation extrêmement pertinente pour se tailler une place dans l'économie de plus en plus dépendante de la technologie qui les attend. Les entreprises doivent participer davantage au processus d'éducation afin que les étudiants puissent évoluer dans le meilleur environnement d'apprentissage possible. Dans sa publication intitulée Comment investir dans l'éducation - cinq mesures que vous pouvez adopter, le Centre national sur les affaires et l'enseignement invite les professeurs à se faire champions de la formation et défenseurs des intérêts des étudiants. Le document comprend les suggestions suivantes : parler plus précisément des avantages de l'éducation et de l'investissement personnel nécessaire pour réussir, aider les étudiants à déterminer comment se servir de leurs forces pour construire leur avenir, et collaborer avec les employeurs et les organisations communautaires pour approfondir l'expérience des professeurs et acquérir de nouvelles compétences. Les employeurs doivent, eux aussi, faire leur part pour se faire champions de l'éducation, indique-t-on au Centre national sur les affaires et l'enseignement. « Établissez des partenariats avec les écoles, les collèges et les universités de votre région. Partagez vos ressources et offrez aux étudiants et aux professeurs des opportunités d'entrer en contact direct avec le monde du travail. Participez à des programmes de coopération, de stages, de mentorat et autres. Faites la preuve qu'il est important de travailler fort et de bien réussir à l'école. Assurez-vous que les étudiants ont accès à tous les outils et à la technologie dont ils ont besoin, en classe ou ailleurs. » Bien que le nombre de projets de partenariat affaires-enseignement augmente au Canada, la plupart de ces projets sont proposés par des écoles. « Nous souhaiterions qu'un plus grand nombre d'entreprises acceptent de jouer un rôle dans nos écoles, a indiqué M. Brian McKinnon. De nombreux secteurs posent des gestes positifs, et nous serions enchantés qu'il y en ait encore davantage qui imitent l'initiative de Cisco. En s'impliquant et en offrant aux professeurs et aux étudiants les outils dont ils ont besoin, Cisco permet aux deux parties de tirer un avantage substantiel de cette collaboration. » Anne Miller est directrice de la commercialisation secteur de l'éducation auprès de Cisco Systems Canada Cie à Toronto. N'hésitez pas à lui faire parvenir vos commentaires à anmiller@cisco.com. |