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Selon le rapport de Cisco, les courriers indésirables augmenteront de 30 à 40 pour cent en 2010

Diegem, le 9 décembre 2009 - Cisco vient de terminer son rapport d’état annuel sur la sécurisation des réseaux. Selon le rapport, la forte montée en puissance de l’Internet à haut débit (cf. communiqué de presse du 2 octobre 2009) entraînerait une augmentation des courriers indésirables de 30 à 40 pour cent en 2010. Entre cinq et dix pour cent des ordinateurs existants sont infectés par des logiciels malveillants ou « surveillés » dans une perspective malhonnête. Le rapport 2010 s’attend également à une recrudescence de la cybercriminalité via les médias sociaux et tire la sonnette d’alarme pour les risques de sécurisation liés au nouveau concept d’architecture de cloud computing ou d’informatique dans les nuages.

Les réseaux sociaux devraient poursuivre en 2010 leur croissance fulgurante de 2009 principalement en raison de leur utilisation sans cesse plus fréquente dans le cadre des activités professionnelles des entreprises. Cette évolution entraîne aussi un risque accru de virus et logiciels malveillants sur les réseaux et ordinateurs d’entreprise. C’est ainsi que le ver Koobface a infecté presque trois millions d’ordinateurs via les sites des réseaux sociaux Facebook et Twitter. Les utilisateurs devaient cliquer sur un hyperlien vers une vidéo YouTube pour activer le logiciel malveillant.

Quant au botnet Zeus, il a infecté près de quatre millions d’ordinateurs du monde entier avec le cheval de Troie Zeus, le principal cybercrime de 2009. Ce logiciel malveillant permet aux cybercriminels de dérober des données bancaires en ligne d’utilisateurs d’ordinateurs. Cependant, le secteur de la protection et de la sécurisation ne se repose pas sur ses lauriers. Comme le souligne le rapport, ses acteurs ont joint leurs forces pour réussir à endiguer l’invasion du ver Conficker qui a infecté des centaines de milliers d’ordinateurs à la fin 2008.

En dépit de tous les réseaux sociaux, l’e-mail et Outlook restent cependant les terrains de prédilection des cybercriminels. Par le biais de courriers indésirables, les cybercriminels invitent les utilisateurs d’ordinateurs à télécharger des logiciels malveillants ou à acheter des médicaments de contrefaçon. Les États-Unis, le plus grand producteur de spams en 2009, a dû céder la tête de ce palmarès le moins convoité au Brésil.

Près de dix pour cent des ordinateurs en ligne de mire

Cisco a aussi répertorié la communauté du crime en ligne. Selon cet indice, de cinq à dix pour cent de tous les ordinateurs du monde sont infectés de logiciels malhonnêtes. Cisco s’attend à ce que les cybercriminels tirent profit l’année prochaine de scarewares (logiciels de sécurité falsifiés), spywares (logiciels espions), de fraudes au clic et de spams pharmaceutiques. Dans le quadrant de Cisco de Cybercrime ROI, l’utilisation abusive des réseaux sociaux tels que Koobface est encore provisoirement dans la catégorie « potentials ».

Le rapport de Cisco conseille aux entreprises d’investir dans des formations utilisateurs pour que leurs collaborateurs n’accordent pas trop de confiance aux utilisateurs des réseaux de leurs collègues. Car il est fréquent que la vulnérabilité ne réside pas dans la technologie même mais bien dans son utilisation non judicieuse, ce manque de jugement étant donc la source du cybercrime. Enfin, Cisco conseille aux entreprises désireuses de sous-traiter leur gestion de données à des spécialistes du cloud computing, d’examiner attentivement les mesures de protection et de sécurisation des fournisseurs.

Le communiqué de presse intégral en anglais peut être consulté ici.

Le Rapport de sécurité annuel peut être téléchargé ici.

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